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Mon parcours

1994 : fin de mes études de médecine et obtention du diplôme de Docteur en médecine.


J’ai exercé comme médecin durant 30 années, tant en pratique libérale de médecine
générale et pédiatrique qu’en pratique hospitalière de gériatrie et psychiatrie de la personne âgée.
Ces années professionnelles ainsi que mon vécu personnel m’ont tous deux forgé la
conviction que, non seulement nous sommes bien plus qu’un être de matière doué d’une conscience « fabriquée » par le cerveau, mais aussi que la guérison ne peut parvenir que si nous soignons l’humain à la fois dans son corps et dans son Esprit.

 

Deux citations résument cette conviction :

 

« Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine » (Pierre Teilhard de
Chardin 1881-1955)


« Le médecin soigne, l’Esprit guérit » (« Medicus curat, animus sanat ») Proverbe latin

Pourquoi devenir Psychopraticien?


Un constat.


L’évolution technologique a donné à la médecine des avancées extraordinaires dans les domaines du diagnostic et du traitement des maladies. Mais ce développement technoscientifique a rationalisé la maladie et fait perdre le caractère unique et subjectif des personnes.

Alors :


 - Comment expliquer que pour une même pathologie, au même stade d’évolution et avec le même traitement conventionnel bien conduit, certains patients guérissent,alors que d’autres semblent à peine apaisés, voir récidivent ?
- Comment expliquer les guérisons « scientifiquement inexpliquées », déclarée « miraculeuses » par les religions ?
- Comment expliquer les symptômes dits « hallucinatoires » lorsqu’ils apparaissent en dehors de tout contexte de maladie (médiums, enfants, fin de vie non

pathologique,etc…)
- Comment expliquer les phénomènes subjectifs mais vécus comme « réels » des personnes ayant présenté une « expérience de mort imminente » ?
- Comment expliquer l’amélioration voire la disparition de symptômes après séances de magnétisme ou de coupeurs de feu, alors que ceux-ci étaient résistants aux thérapeutiques conventionnelles ?


Pour la médecine, seule une explication rationnelle, physique et démontrable est envisageable. Toute autre théorie ne rentrant pas dans ce cadre est écartée d’un revers de la main et souvent classée dans le domaine du charlatanisme.

Mais que sait-on vraiment des forces de l’Esprit ? De sa nature, comme celle de la Conscience et de l’Inconscient ? Absolument rien … si ce n’est qu’ils sont possiblement des énergies de la nature. Une nature qui, peut-être, guérit … ?


Ce qui est certain, c’est que depuis quelques décennies de nombreuses études scientifiques démontrent à la fois l’influence positive de la spiritualité sur la santé physique, mentale et le bien-être mais aussi que la prise en considération des besoins spirituels des personnes malades peut accroître leurs chances de guérison ou faciliter une meilleure adaptation à leur maladie.

Une réflexion


Nombre de pathologies organiques et psychiatriques sont reconnues comme ayant un lien direct avec des facteurs psycho-émotionnels.


La médecine a également, et de toute évidence, une dimension spirituelle car elle rattachée aux réalités existentielles fondamentales

– la souffrance, la maladie, le temps, la mort- qui interpellent l’être humain sur ses raisons de vivre.


Ne devrait-on donc pas reconsidérer la relation entre médecine et spiritualité ? Ne plus les considérer comme deux sphères ou disciplines séparées et indépendantes l’une de l’autre, mais comme deux réalités interreliées qui s’intègrent dans une approche globale, physique, psychologique, socio-culturelle et spirituelle de la personne humaine ?


Et pour que cette interdépendance puisse se mettre en place sereinement, elle doit être accompagnée d’une vigilance accrue quant aux questions éthiques qu’elle soulève, notamment celle de l’abus de faiblesse en situation de maladie.

Le serment d’Hippocrate y prend alors un sens supplémentaire


Tenant compte de ces réflexions, la prise en soins des patients devrait donc pouvoir se faire selon 3 niveaux de lecture :
 - Le soin du corps physique
 - Le soin de l’émotionnel et du mental

 - L’accompagnement spirituel


Cependant, l’organisation du système de santé conventionnel ne laisse que très peu de temps et de place pour l’intégration de cette composante psycho-spirituelle de la maladie et les autorités tutélaires de la médecine voient souvent d’un œil suspicieux la relation entre médecine et spiritualité.

Un changement de paradigme


Toutes ces considérations m’ont donc naturellement amené à vouloir mettre un terme à ma pratique médicale « conventionnelle », pour créer un espace atypique mais nécessaire qui puisse me permette de faire le lien entre médecine, psychisme et spiritualité et de prendre le temps de proposer à qui le souhaite un accompagnement médico-psychique et médico-spirituel.

La fonction de Psychopraticien, professionnel de la relation d’aide et du soin psychique, devenait alors le cadre « idéal » pour réaliser cet accompagnement.

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